L’affaire a été portée par le centre Scalabrini du Cap et vise à ce que le tribunal déclare inconstitutionnelles certaines parties de la loi, ce qui laisse les demandeurs d’asile considérés comme ayant abandonné leur demande d’asile s’ils ne renouvellent pas leur visa dans le mois suivant la date d’expiration. .
DOSSIER : La Cour Constitutionnelle. Photo : EWN
JOHANNESBOURG – La Cour constitutionnelle devrait se prononcer mardi sur une contestation de la loi sur les réfugiés.
L’affaire a été portée par le centre Scalabrini du Cap et vise à ce que le tribunal déclare inconstitutionnelles certaines parties de la loi, ce qui laisse les demandeurs d’asile considérés comme ayant abandonné leur demande d’asile s’ils ne renouvellent pas leur visa dans le mois suivant la date d’expiration. .
En février, la Haute Cour du Cap-Occidental a accueilli la contestation.
La Cour constitutionnelle doit cependant approuver l’arrêt avant qu’il puisse entrer en vigueur.
Le Centre Scalabrini affirme que les articles en question signifient que les personnes ayant une demande d’asile valide risquent d’être renvoyées vers des pays où elles risquent « la mort, la torture, la violence sexuelle et d’autres formes de poursuites sans que le fond de leur demande d’asile ait été évalué ».
Le centre affirme en outre que ces articles sont irrationnels et arbitraires dans la mesure où ils « ne servent aucun objectif légitime du gouvernement et pénalisent les demandeurs d’asile non pas pour leur propre conduite mais pour les obstacles, les retards et les difficultés indépendants de leur volonté ».
Il affirme qu’elles ne sont ni raisonnables ni justifiables et qu’elles violent le droit international.
La demande de confirmation a été entendue en août et n’a suscité aucune opposition.
Le jugement est attendu mardi matin à 10 heures.