Comment lutter contre le banditisme au Nigéria – Nigéria

Un groupe de chercheurs enquêtant sur la persistance du banditisme au Nigéria a recommandé aux chefs de service de privilégier les approches non cinétiques plutôt que les approches cinétiques.

Ils ont appelé à une collaboration interinstitutionnelle renforcée impliquant les institutions traditionnelles, les agences de sécurité et les dirigeants communautaires pour résoudre efficacement le problème.

Ces recommandations ont été présentées lors d’un atelier de validation en ligne, au cours duquel les chercheurs ont partagé les résultats de leur étude intitulée « Bandits armés et banditisme au Nigéria : histoire, caractère et panacée ». L’équipe de recherche, dirigée par le professeur Olajide Akanji et composée des professeurs Rasidi Okunola, Bentina Mathias, Bukola Adesina, Nathaniel Danjibo, Adebimpe Adenugba et Oludayo Tade, a recueilli des données dans les régions du nord-ouest, du centre-nord, du sud-est et du sud-ouest du Nigéria.

Les principales recommandations issues de l’étude portent notamment sur la nécessité de déployer, de contrôler et de surveiller régulièrement les communautés exposées aux attaques des bandits. L’étude a révélé que les bandits ciblent souvent les communautés tôt le matin, tard le soir ou les jours de marché pour voler de la nourriture, kidnapper les habitants et déplacer les communautés.

Les chercheurs ont également exhorté les gouvernements fédéral et des États à assurer la réhabilitation et la réinstallation à long terme des victimes du banditisme.

Ils ont souligné l’importance de donner la priorité au bien-être du personnel de sécurité déployé dans les zones touchées par les bandits et ont recommandé au gouvernement d’investir dans des technologies telles que les drones et la surveillance renforcée par satellite pour surveiller les endroits difficiles d’accès.

Certaines parties de la recherche indiquent que « alors que le banditisme a conduit au déplacement, au chômage et à la pauvreté dans certaines des communautés touchées, les personnes touchées souhaitent que le gouvernement adopte également une approche non cinétique en plus de l'approche cinétique en renforçant la résilience communautaire grâce à la fourniture de gadgets de communication aux membres de la communauté dans le but de recueillir des renseignements et de signaler les incidents.

« Les participants ont fait valoir que l’absence de tels gadgets a entravé la collecte de preuves, la réalisation de reportages et l’enquête sur les auteurs de ces actes dans les communautés. Ils souhaitaient également que le gouvernement donne aux communautés et aux individus les moyens de se défendre plutôt que de se sentir impuissants lorsqu’ils sont attaqués.

« Les participants à l’étude ont également appelé à la création d’une police de proximité pour intervenir plus rapidement et plus efficacement en cas d’attaques de bandits dans les communautés locales. Plus important encore, les communautés exposées aux attaques de bandits ont besoin de formations régulières de sensibilisation et de sensibilisation à la sécurité. »

Le rapport souligne l’impact du banditisme, notamment les déplacements, le chômage et la pauvreté dans les communautés touchées.

Les chercheurs ont préconisé une combinaison d’approches non cinétiques et cinétiques pour renforcer la résilience communautaire, y compris la fourniture de gadgets de communication pour la collecte de renseignements et le signalement des incidents.

Ils ont également recommandé de donner aux communautés les moyens de se défendre et de mettre en place une police de proximité pour répondre plus efficacement aux attaques des bandits.

En outre, l’étude suggère d’imposer des sanctions strictes, y compris la peine de mort, aux bandits et à leurs informateurs au sein des communautés, afin de servir de moyen de dissuasion.

L’enquête a également identifié plusieurs lacunes dans la réponse du gouvernement au banditisme, notamment en ce qui concerne la libération et le retour des bandits arrêtés dans leurs communautés, ce qui a érodé la confiance dans les systèmes juridiques et sécuritaires.

D’autres problèmes concernent l’échec de la mise en œuvre des décisions prises lors des enquêtes, les retards dans l’acheminement de l’aide aux victimes et le manque de soutien à la réhabilitation et à la réinstallation à long terme.

L'atelier de validation a réuni des représentants de la marine nigériane, de l'armée de l'air nigériane, du Bureau du conseiller à la sécurité nationale, du PNUD et d'Amotekun des États d'Oyo et d'Ekiti, entre autres parties prenantes.

Tribune nigériane

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