GENÈVE: Le vice-ministre de l’Intérieur, Ayoub Mohammed Mahmoud, a approuvé la vision du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) Barham Salih, connue sous le nom de « 50 d’ici 35 », qui vise à réduire de moitié la population mondiale de réfugiés d’ici 2035.
Mahmoud a exprimé le soutien de la Tanzanie lors de la 77e session du Comité exécutif du HCR, tenue à Genève, en Suisse, le 13 octobre 2026. Il a décrit les mesures prises par le gouvernement tanzanien pour trouver des solutions durables pour les réfugiés vivant dans le pays.
Abordant la situation des réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC), Mahmoud a souligné les efforts du gouvernement pour faciliter leur retour dans leur pays d’origine.
Concernant les réfugiés burundais arrivés en Tanzanie en 1972, il a indiqué que le gouvernement avait accordé la citoyenneté à plus de 160 000 d’entre eux. Cependant, il a noté que le groupe restant n’obtiendrait pas la citoyenneté, ajoutant que le gouvernement travaillerait avec les partenaires concernés pour identifier des solutions alternatives durables.
Mahmoud a également appelé la communauté internationale à augmenter les ressources destinées aux services essentiels aux réfugiés, en particulier les soins de santé, l’éducation et l’assistance alimentaire. Il a en outre exhorté les partenaires internationaux à fournir un soutien technique et financier à l’exercice de vérification impliquant les réfugiés burundais.
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Pour sa part, le Haut Commissaire du HCR, Barham Salih, a salué les efforts de la Tanzanie pour trouver des solutions durables pour les réfugiés et s’est engagé à poursuivre son soutien technique au pays.
Dans le cadre d’un engagement distinct, Mahmoud a rencontré des responsables du HCR, notamment le Haut Commissaire assistant pour la protection, Edem Wosornu, et le Directeur pour la région de l’Afrique orientale et australe, des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique, le Dr Mamadou Balde.
Au cours des échanges, il a souligné la nécessité de renforcer la coopération pour trouver des solutions durables pour les réfugiés du Burundi et de la RDC.
Mahmoud a également demandé au HCR de financer l’exercice de vérification pour les réfugiés burundais et d’augmenter son soutien aux opportunités d’enseignement supérieur pour les réfugiés de RDC.
En réponse, Wosornu s’est engagé à donner suite à la demande d’un soutien éducatif accru et a réaffirmé l’engagement du HCR à travailler avec la Tanzanie, le Burundi et la RDC pour identifier des solutions durables pour les réfugiés.
La réunion offre une plate-forme aux États membres et aux partenaires internationaux pour discuter des défis auxquels sont confrontés les réfugiés et renforcer la coopération dans la recherche de solutions durables. Il s’agit notamment du rapatriement librement consenti vers les pays d’origine et d’autres options durables adaptées à la situation des différents groupes de réfugiés.