L’Union et Z’bar renforcent leur lutte anti-corruption – Tanzanie

ZANZIBAR : Les gouvernements de l’UNION et de Zanzibar renforcent les cadres juridiques et institutionnels pour promouvoir l’intégrité et intensifier la lutte contre la corruption.

Cette décision vise à renforcer la responsabilité, la transparence et le leadership éthique tout en renforçant les institutions chargées de prévenir la corruption et les délits économiques. Le deuxième vice-président de Zanzibar, M. Hemed Suleiman Abdulla, a fait ces remarques au nom du président Hussein Mwinyi lors de la commémoration de la Journée africaine de lutte contre la corruption qui s’est tenue samedi à Zanzibar.

Il a déclaré que les deux gouvernements ont pris des mesures importantes pour lutter contre la corruption et le sabotage économique, notamment en créant des commissions d’éthique des dirigeants publics, des institutions dédiées à la lutte contre la corruption et en renforçant des lois clés telles que la loi sur le code d’éthique du leadership public (Cap 338) pour la Tanzanie continentale et la loi n° 4 de 2015 sur l’éthique du leadership public de Zanzibar.

M. Hemed a déclaré que les efforts de lutte contre la corruption ont également été renforcés par la loi n° 11 de 2007 sur la prévention et la lutte contre la corruption, la loi n° 5 de 2025 sur la lutte contre la corruption et les crimes économiques de Zanzibar, la loi sur les marchés publics n° 2 de 2025 et la loi sur l’audit public n° 7 de 2025.

Il a noté que la Tanzanie continue de mettre en œuvre les conventions régionales et internationales de lutte contre la corruption, permettant à l’Autorité de lutte contre la corruption et les crimes économiques de Zanzibar (ZAECA) de récupérer plus de 5 milliards de dollars et 398 dollars américains entre juillet 2025 et mai 2026 dans des affaires de détournement de fonds, d’évasion fiscale et d’abus de pouvoir.

M. Hemed a souligné que la lutte contre la corruption ne relève pas uniquement de la responsabilité de la ZAECA et du Bureau de prévention et de lutte contre la corruption (PCCB/TAKUKURU), mais d’une responsabilité partagée exigeant l’intégrité, la transparence et la responsabilité de la part des citoyens, des dirigeants, du secteur privé et de la société civile.

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Le directeur général de la ZAECA, M. Ali Abdalla Ali, a déclaré que la réalisation de la vision de développement de Zanzibar nécessite des efforts collectifs pour éliminer la corruption et les crimes économiques et construire une société transparente et responsable.

Il a ajouté que la ZAECA travaille en étroite collaboration avec TAKUKURU pour renforcer les efforts de lutte contre la corruption, améliorer la prestation de services et renforcer la confiance du public. Le directeur général de TAKUKURU, M. Crispian Chalamila, a déclaré que la corruption et les crimes économiques restent des obstacles majeurs au développement social et économique, appelant à une collaboration plus étroite entre les parties prenantes pour relever le défi.

Par ailleurs, la vice-présidente du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption, Mme Ivona Mutepuki Achibia, a appelé à des campagnes d’éducation publique intensifiées, en particulier au niveau local, pour sensibiliser aux dangers de donner et de recevoir des pots-de-vin.

Elle a exhorté les dirigeants à utiliser la commémoration comme un tournant pour renforcer les stratégies anti-corruption, faire preuve d’engagement et prendre des mesures décisives pour éradiquer la corruption à Zanzibar, en Tanzanie et dans toute l’Afrique.

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