L’ITALIE a exprimé son intérêt à investir dans le marché du carbone et les initiatives de conservation de l’environnement de la Tanzanie, citant le climat d’investissement favorable du pays et son cadre d’échange de carbone bien établi.
Cet intérêt s’est manifesté lors des entretiens entre le secrétaire permanent de la vice-présidence, le Dr Richard Muyungi, et la directrice italienne des relations internationales pour les pays européens au ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Mme Ambra Migliorisi, en marge de la 64e session des organes subsidiaires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à Bonn, en Allemagne.
Mme Migliorisi était accompagnée du directeur général adjoint d’Énergie durable pour tous (SEforALL), M. Stefano Marguccio.
Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre la Tanzanie et l’Italie dans le domaine du commerce du carbone et de la conservation de l’environnement.
Le ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique a exprimé son intérêt à investir dans des projets au titre de l’article 6.2 de l’Accord de Paris, qui fournit un cadre pour la coopération internationale dans le commerce du carbone.
Parmi les 14 pays africains examinés, la Tanzanie a été sélectionnée comme destination prioritaire en raison de ses politiques, réglementations et cadres opérationnels établis en matière d’échange de carbone, ainsi que de son environnement d’investissement propice.
Dans le cadre du partenariat proposé, l’Italie prévoit de lancer des projets pilotes avec le soutien de SEforALL. L’organisation a déjà engagé un consultant pour entreprendre une étude de faisabilité qui guidera la mise en œuvre de l’initiative.
Le Dr Muyungi a salué l’intérêt de l’Italie, le décrivant comme un signe des relations fortes et de longue date entre les deux pays.
Il a déclaré que la résilience climatique et la conservation de l’environnement occupent une place importante dans le troisième pilier de la Vision de développement 2050 de la Tanzanie, qui identifie le commerce du carbone comme l’un des secteurs stratégiques censés accroître les revenus nationaux.
Selon le Dr Muyungi, le pays vise à générer deux milliards de dollars américains grâce au commerce du carbone et aux activités de l’économie bleue dans le cadre de la Vision 2050.
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« Pour atteindre cet objectif, il faudra des partenariats plus solides avec les investisseurs internationaux et une collaboration continue avec les partenaires de développement », a-t-il déclaré.
Il a identifié l’énergie, la gestion des déchets, les transports, l’industrie, l’agriculture et l’économie bleue comme des secteurs prioritaires pour les investissements sur le marché du carbone, notant qu’ils restent des domaines d’intervention clés à la fois pour la République-Unie de Tanzanie et pour le gouvernement révolutionnaire de Zanzibar.
Le Dr Muyungi a appelé au début immédiat des préparatifs d’un protocole d’accord (MoU) et d’un cadre de coopération plus large pour faciliter l’investissement proposé.
Il a également exhorté l’Italie à engager un engagement formel par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est-africaine afin d’accélérer le processus.
La conférence sur le climat, qui se déroule du 8 au 18 juin, a réuni des experts et des décideurs politiques des États membres pour discuter et harmoniser les positions sur les questions affectant les pays en développement, notamment ceux d’Afrique.
La Tanzanie est représentée à la réunion par des experts des ministères gouvernementaux, des institutions publiques, du secteur privé, des organisations de la société civile, des groupes de jeunes et des représentants des enfants.