Élections hors saison : Obi d’Onitsha et d’autres demandent la paix – Nigéria

Un organe conjoint du Conseil des dirigeants traditionnels du Sud-Est et des archevêques et évêques igbo a demandé la paix lors des élections au poste de gouverneur qui se sont tenues le 11 novembre, en particulier dans l’État d’Imo.

Les dirigeants du Sud-Est, dans un communiqué diffusé vendredi, ont appelé à des élections libres, équitables et transparentes pour les postes de gouverneur dans les zones concernées.

La déclaration du conseil a été signée par SM Obi Nnaemeka Achebe(président des dirigeants traditionnels de l’État d’Anambra), Mgr Chibuzo R. Opoko(archevêque méthodiste d’Umuahia), Igwe Amb LOC Agubuzu(président du Conseil des dirigeants traditionnels de l’État d’Enugu), et Mgr Valerian M. Okeke (archevêque catholique d’Onitsha).

Le communiqué disait notamment : « Le 11 novembre 2023, les électeurs des États de Bayelsa, Kogi et Imo de la République fédérale du Nigéria se rendront aux urnes pour se décharger de leurs devoirs civiques en élisant les gouverneurs de leurs États respectifs.

« L’Organe conjoint du Conseil des dirigeants traditionnels du Sud-Est et des représentants des archevêques et évêques igbo pour la paix et la résolution des conflits (l’Organe conjoint) appelle par la présente tous les Nigérians à faire tout leur possible pour garantir que les élections se déroulent de manière libre, atmosphère juste et transparente.

« Cela permettrait aux meilleurs candidats d’émerger pour prendre la tête de la période probablement la plus périlleuse que le pays ait connue depuis des décennies.

« Les conséquences des élections générales très controversées de février et mars de cette année ont été caractérisées par un déluge de résultats contestés qui ont à leur tour précipité une pléthore de procès qui ont plongé la nation dans une méfiance croissante à l’égard des institutions publiques.

« Depuis l’arbitre électoral, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), jusqu’au pouvoir judiciaire, dernier espoir du citoyen ordinaire, le tissu sociopolitique de notre nation a été mis à rude épreuve au point de se briser.

« Sur le plan économique, les défis ont été incessants, car les rigueurs d’une économie défavorable ont frappé la plupart de nos citoyens, tout en laissant inexplicablement les privilégiés et ceux qui jouissent d’une sécurité financière intacts, et distants et indifférents aux implications pour leurs concitoyens.

« En effet, ce sont les bénéficiaires des élections générales défectueuses de 2023 qui sont eux-mêmes en désaccord avec les masses qui les ont élus. Divorcée et déconnectée de la responsabilité d’un leadership serviteur, la classe politique nigériane s’est parée de l’amour des gladiateurs en quête du pouvoir par tous les moyens.

« La réalité d’une jeune génération politiquement consciente et pourtant privée de ses droits, qui remet en question l’usurpation de ses droits et responsabilités civiques de voter et d’être élu dans le processus électoral ; le pouvoir et l’influence des médias sociaux omniprésents et décentralisés sur les jeunes qui représentent le plus grand groupe démographique d’électeurs de l’histoire de la démocratie nigériane ; et l’émergence d’alternatives aux partis politiques jusqu’ici dominants qui détenaient le pouvoir au niveau national, ont fait monter les enchères et fragmenté l’électorat.

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