Vendredi, le juge Ratha Mokgoatlheng a statué que le droit de l’accusé numéro 2, Bongani Ntanzi à un procès équitable, avait été violé lorsqu’il avait été enregistré à son insu.
Les avocats de la défense dans le procès pour meurtre de Senzo Meyiwa. Photo : Kgomotso Modise/Eyewitness News
JOHANNESBOURG – Les avocats de l’un des assassins présumés de Senzo Meyiwa ont salué la décision de la Haute Cour de Pretoria en leur faveur.
Le tribunal a déclaré irrecevable un enregistrement audio des prétendus aveux de Bongani Ntanzi.
Ntanzi est l’un des cinq hommes accusés du meurtre du footballeur en 2014 à Vosloorus.
L’enregistrement de trois heures a été secrètement capturé par la magistrate Vivian Cronje qui a retiré les aveux de Ntanzi en juin 2020.
Vendredi, le juge Ratha Mokgoatlheng a statué que le droit de Ntanzi à un procès équitable avait été violé lorsqu’il avait été enregistré à son insu.
Son avocat, Thulani Mngomezulu, a avancé cet argument.
« En fait, nous sommes très heureux de recevoir le résultat ou la conclusion du juge… dans la mesure où le tribunal a estimé que ces informations avaient été obtenues illégalement et ne pouvaient donc pas être utilisées dans cette procédure à l’avenir. »
L’avocat de Ntanzi a suggéré une manipulation mentale lorsque Ntanzi a fait de prétendus aveux.
Mngomezulu a passé vendredi à contre-interroger Cronje.
Il a argumenté sur la présence de la police lors du témoignage de Ntanzi :
« Selon vos propos, vous avez dit que la police était lourdement armée, psychologiquement, cela n’aurait-il pas pu manipuler ses capacités mentales (de Ntanzi) ? »
Mngomezulu a également fait valoir qu’en se présentant comme la magistrate Vivian Cronje, il y avait un élément d’incitation.
Mais Cronje a réitéré à quel point Ntanzi semblait positif lors de son témoignage :
« Mais ce monsieur n’apparaissait pas comme quelqu’un qui avait peur. Il avait l’air calme.
Cronje devrait revenir à la barre pour un contre-interrogatoire lundi.
#SenzoMeyiwaTrial Mngomezulu soutient que lorsque Cronje dit que « je suis magistrat », il y a un élément d’incitation.
Il fait valoir que le Pro forma, qui est un formulaire introductif avant la confession, présente un défaut évident. @motso_modise
‘ Journaliste d’EWN (@ewnreporter) 20 octobre 2023