La TANZANIE a franchi des étapes très importantes dans l’accélération du développement de son capital humain en s’engageant dans huit mesures concrètes, a déclaré mercredi la présidente Samia Suluhu Hassan.
Les mesures comprennent la création de centres de développement de la petite enfance, le financement de divers programmes sur la nutrition et les soins de santé néonatals et prénatals.
Le Dr Samia l’a révélé lors du Sommet des chefs d’État sur le capital humain en Afrique qui s’est tenu à Dar es Salaam mercredi.
Le sommet visait à délibérer sur les moyens par lesquels l’Afrique peut exploiter son potentiel de capital humain dans le renforcement de ses économies.
Le président Samia a déclaré que le gouvernement tanzanien a entrepris des réformes et une révision des politiques d’éducation, des programmes scolaires et d’apprentissage pour s’aligner sur la demande actuelle de développement.
« La mise en place du filet de sécurité sociale productif du pays qui est coordonné par le Fonds d’action sociale de Tanzanie (TASAF) dans le but de réduire la pauvreté et d’améliorer l’accès aux services essentiels de santé et d’éducation », a déclaré le président Samia.
Elle a ajouté : « Depuis la création du TASAF en 2000, plus d’un million de ménages pauvres ont bénéficié du programme.
« Au moins 731 projets de développement allant des infrastructures dans l’éducation, l’agriculture, les systèmes de transport, la santé, l’eau et l’eau propre et sûre ont été exécutés. »
Il s’agit notamment de déployer la politique d’éducation gratuite au niveau du développement de l’apprentissage de la petite enfance, de l’enseignement primaire et secondaire de la première à la sixième.
Le Dr Samia a souligné que l’investissement dans la formation professionnelle et les programmes d’apprentissage implique d’offrir des compétences pour accroître la productivité et la concurrence et les capacités internes à utiliser son capital humain.
En outre, la Tanzanie a réussi à autonomiser ses jeunes sur le plan économique grâce aux programmes spéciaux des conseils de 10 % dans le cadre desquels les jeunes accumulent 4 % et les 4 % restants pour les femmes et 2 % pour les personnes handicapées.
Elle a noté qu’en permettant aux jeunes filles qui ont abandonné l’école en raison de grossesses de reprendre l’école, la Tanzanie a récolté d’énormes gains dans les domaines du développement.
De même, grâce à l’initiative Construire un avenir meilleur pour les jeunes (BBT-YIA), le programme devrait augmenter l’emploi de ses jeunes de 3 millions d’emplois, faisant ainsi passer l’emploi dans le secteur agricole de 3 % actuellement à 10 % en 2030.
Elle a appelé le secteur privé et les organisations de la société civile à collaborer avec le gouvernement pour mettre en place un environnement propice à la croissance et à la prospérité de cette ressource essentielle au progrès économique.