Le Muslim Rights Concern (MURIC) a exhorté le Département des services d’État (DSS) à inviter l’artiste afrobeat nigérian populaire, David Adeleke, populairement connu sous le nom de Davido, pour un interrogatoire sur un clip vidéo controversé publié sur ses pages la semaine dernière.
Rappelons que le propriétaire de DMW avait publié un clip vidéo de 45 secondes de son signataire, la nouvelle chanson de Logos Olori, « Jaye Lo », le vendredi 21 juillet, faisant la promotion de la chanson avant la sortie officielle. La vidéo a suscité la controverse car elle montrait des hommes habillés en mallams priant, dansant devant une mosquée dans une scène, plutôt que de se livrer à la prière.
Tribun en ligne rapports que le crooner ‘Fem’, après avoir essuyé de vives critiques, lundi matin, a cédé à la pression et supprimé la vidéo.
Réagissant à la vidéo, le fondateur et directeur exécutif de MURIC, le professeur Ishaq Akintola, dans une déclaration publiée sur le site Internet du groupe, a qualifié la vidéo d’insensible capable d’inciter à l’anarchie.
Le groupe musulman a cependant appelé le DSS à inviter Davido et Logos Olori pour un interrogatoire.
La déclaration disait en partie : « Nous alertons le Département des services d’État pour inviter les deux hommes à être interrogés afin d’expliquer pourquoi ils ont choisi de produire et de promouvoir une vidéo musicale capable de déclencher l’anarchie au Nigeria.
« Dans la même veine, nous invitons la National Broadcasting Corporation (NBC) et le National Film And Video Censors Board (NFVCB) à interdire immédiatement la vidéo musicale insensible sous-titrée « Jaye Lo » par Logos Olori.
« MURIC s’oppose à l’excuse boiteuse souvent donnée par les agences nigérianes chargées de responsabilités de modération, qui prétendent que des pétitions distinctes devraient leur être adressées par les plaignants avant qu’ils ne puissent agir. Cela ne fonctionne pas de cette façon dans des climats plus sains. Les agences nigérianes doivent être proactives.
« Ils doivent intervenir dès l’instant où l’attention est attirée sur une infraction susceptible de porter atteinte à l’ordre public, dès lors que les auteurs de l’infraction ont été identifiés et que l’information comporte ou non un recours auprès du ou des organismes de contrôle. Les agences font essentiellement partie intégrante du grand public. Ils doivent donc agir sans y être incités.