Nairobi – Le pouvoir judiciaire a appelé le service national de police pour avoir harcelé des journalistes au palais de justice de Milimani.
Dans un communiqué de presse du vendredi 21 juillet, le pouvoir judiciaire a déclaré que son attention avait été attirée sur la vidéo de la police anti-émeute pourchassant des journalistes couvrant le cas du député d’Embakasi Est, Babu Owino.
Le pouvoir judiciaire a expliqué qu’il n’empêche pas la presse de couvrir les affaires, ajoutant qu’il pense que la présence des médias fait partie de la vigilance.
« Le pouvoir judiciaire n’interdit pas aux médias de couvrir les affaires dans son enceinte. Le pouvoir judiciaire estime que la présence des médias au tribunal dénote une vigilance civique permanente sur l’exercice de l’autorité judiciaire, qui est déléguée au pouvoir judiciaire par le peuple kenyan », lit-on en partie dans la déclaration.
Harcèlement des médias judiciaires par la police
Ils ont en outre expliqué que la liberté des médias est inscrite dans la Constitution kenyane en vertu de l’article 34.
Le pouvoir judiciaire a condamné les scènes affreuses de la police pourchassant les professionnels des médias, ajoutant qu’ils s’attendent à ce que tous agissent dans le respect de l’État de droit.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté tout harcèlement des médias dans l’exercice de leurs fonctions, partout et particulièrement dans l’enceinte des tribunaux.
Nous nous attendons à ce que toutes les personnes, en particulier nos partenaires du secteur de la justice, fassent preuve des normes de conduite les plus élevées dans nos salles d’audience et dans l’enceinte des tribunaux. La conduite de tous les acteurs de la justice doit à tout moment promouvoir et faire respecter l’état de droit et renforcer la confiance du public dans le système judiciaire », poursuit le communiqué.
Source : Journal Afrique