Fin de saison noire pour le président du PSG

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FILE - In this Saturday, May 23, 2015 file photo Nasser Al-Khelaifi walks on to the podium after winning the French League One title at the end of the French L1 football match Paris Saint-Germain (PSG) and Reims, at the Parc des Princes Stadium, in Paris. A French judicial official says Al-Khelaifi, the president of Paris Saint-Germain, has been placed under investigation for suspected corruption. (AP Photo/Jacques Brinon, File)

A l’instar de son bras droit, Yousef Al-Obaidly, Nasser Al-Khelaïfi a été mis en examen pour « corruption active » dans le cadre de l’attribution des Mondiaux d’athlétisme au Qatar.

Nasser Al-Khelaïfi traverse une zone de turbulences. Outre une fin de saison compliquée pour ses footballeurs, sacrés champions de France mais éliminés en huitièmes de finale de Ligue des champions et battus en finale de Coupe de France, le président du Paris-Saint-Germain doit faire face à d’inattendues bourrasques judiciaires. Le dirigeant qatari a été mis en examen pour « corruption active » par le juge Renaud Van Ruymbeke, a révélé Le Parisien, jeudi 23 mai.

Cette décision, dont Le Monde a eu confirmation, s’inscrit dans le cadre d’une enquête tentaculaire ouverte par le Parquet national financier pour « corruption » et « blanchiment aggravé » visant, entre autres, les conditions d’attribution des championnats du monde d’athlétisme au Qatar.

Entendu sur ce dossier le 20 mars par le juge, M. Al-Khelaïfi en était ressorti sous le statut de témoin assisté. Il avait dû s’expliquer sur des soupçons de pots-de-vin concernant deux virements bancaires en octobre et novembre 2011 – alors que Doha postulait à l’organisation des Mondiaux d’athlétisme 2017 – pour un montant de 3,5 millions de dollars (2,6 millions d’euros à l’époque), d’une société qatarie, Oryx QSI, vers une autre basée au Sénégal, Pamodzi Sports Consulting.

Oryx QSI est détenue par Nasser Al-Khelaïfi et son frère Khalid. Pamodzi, la structure bénéficiaire, est, quant à elle, la propriété de Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack. Ancien consultant marketing de l’IAAF et visé par un mandat d’arrêt international, « PMD » est soupçonné de s’être accaparé des recettes de l’IAAF en marge de l’attribution de grandes compétitions internationales. D’où l’hypothèse des enquêteurs, selon laquelle le père aurait favorisé la candidature des Qataris en échange d’argent versé à la société de son fils. Si le Qatar a finalement perdu l’édition 2017, il a remporté l’organisation des Mondiaux 2019, prévus à l’automne. Diack père a été mis en examen dans cette affaire pour « corruption passive », le 27 mars.

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