Benoît Ribadeau-Dumas, le « bulldozer » de Matignon

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Charles Hufnagel, directeur de la communication et Benoît Ribadeau-Dumas, directeur de de cabinet d'Edouard Philippe assiste à une conférence de presse après un conseil de Défense écologique au Palais de l’Elysée à Paris, jeudi 23 mai 2019 - 2019©Jean-Claude Coutausse pour Le Monde

« C’est l’homme le plus intelligent et le plus droit que je connaisse », dit Edouard Philippe de son directeur de cabinet. C’est par lui que passent tous les dossiers, et c’est aussi lui qui concentre les critiques.

Les soirées d’anciens ont parfois un goût de temps retrouvé, avec ces visages gagnés par les rides qui vous tendent un miroir. Elles empruntent aussi plus souvent à la contrepèterie qu’à Marcel Proust : « Chers camarades, vieux motard que jamais. » C’est par ces mots que Philippe Mazet, administrateur du Sénat, a invité les lauréats de la promotion Marc-Bloch de l’ENA, cuvée 1997, à venir fêter, lundi 18 mars, avec deux ans de retard, les vingt ans de leur délivrance. Le salon Pourpre du restaurant du Palais du Luxembourg a été réservé pour le dîner. On chante du Johnny Hallyday, on rigole, on se glisse une carte de visite…

A la surprise de certains convives, Edouard Philippe participe à cette communion du souvenir. Le premier ministre a tenu à être présent, malgré les « gilets jaunes » qui grondent et le grand débat national qui s’achève à peine. Il est venu flanqué de deux de ses collaborateurs, estampillés « Marc-Bloch », comme lui : Emmanuel Lenain, conseiller diplomatique, et Benoît Ribadeau-Dumas, directeur de cabinet.

Quelques anciens camarades lui réclament des selfies, qu’il accorde volontiers, mais le locataire de Matignon veut signifier que la vraie star de la soirée se trouverait à côté de lui. « On dit que mon poste est impossible, mais celui de directeur de cabinet du premier ministre est pire encore », déclare-t-il en désignant Benoît Ribadeau-Dumas. Son bras droit est, de fait, tout autant que lui la cible de critiques nourries.

Droite comptable
Le duo a fêté, le 15 mai, ses deux ans d’exercice de l’Etat, à Matignon. Dimanche 26 mai, il pourrait traverser une nouvelle zone de turbulences en cas de défaite de la majorité aux élections européennes. Certaines voix réclament déjà le départ du premier ministre dans cette hypothèse. Le principal collaborateur du chef du gouvernement a fini par s’habituer à ce flot de critiques. Depuis le dé

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